Thursday, 14 January 2016

In the centre of Europe, a failing state


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There is no way to avoid the (albeit unwelcome) conclusion: if the basic function of a state is to exercise control over its borders and territory and to guarantee the safety of its inhabitants, then Germany is rapidly approaching the status of a failed state. This is a disaster not only for Germany, but for Europe as a whole.

Chancellor Angela Merkel’s lonesome decision to allow the uncontrolled mass immigration of more than a million persons in 2015 was not only ill-considered, but indeed lawless, illegal, lacking a legal basis, lacking democratic legitimacy, and completely irresponsible. The Chancellor is acting as if the country were her private property, so that she could do with it whatever she wanted, including destroying it or handing it over to aliens.
Apparently the German federal government is either not able or not willing to defend its country against foreign invaders, even if they come without arms. This is not to say that the country should not respect its obligations under the Geneva Convention – but that convention certainly does not say that any person from a country with a civil war has the right to migrate into any country of his or her choice without even proving his or her having suffered persecution, or indeed without proving his or her identity.
The overwhelming majority of persons having migrated to Germany in 2015 were not defenceless women and children, but young males who might have been expected to defend themselves and their homes in any civil war. Do we really believe that henceforth for every civil unrest that takes place somewhere in the World the solution is that the population should be evacuated and re-settled in Central Europe? If this is the solution for Syria, why should it not be the solution for all other countries as well?
Mrs. Merkel’s mantra that “we can manage this” (“Wir schaffen das”) is an obvious miscalculation. The mass assault of women by a mob consisting mainly of migrants of Arab origin in Cologne and other cities on New Year’s Eve, preceded by the targeted firing of rockets and explosives at Cologne Cathedral, give a foretaste of things to come. But even worse than these events was the complete failure of the police as well as of the state-run broadcasting corporations to report on them – as if someone had given them an order from above.
Within a very short stretch of time, Chancellor Merkel has completely depleted the trust and confidence that ordinary German citizens used to have in their state and its institutions. At the latest since New Year’s Eve they must have the impression that their government is either unwilling or unable to protect their lives, their bodily integrity, their families, and their property. The problems resulting from mass immigration are consistently not dealt with; they are either ignored or denied, and those expressing concern are denounced as “xenophobes”, “right-wingers”, or worse.
The effects will be devastating. The state’s claim to a monopoly on the use of force can be legitimate only as long as the state is credible in maintaining law, order, and security. Failing this, people will consider that they have no other choice than to take their security into their own hands, and they indeed have a moral right of doing so. If the government does not quickly win back the lost confidence, the country might slowly slide into anarchy.
The problem is not the cost of providing shelter and food for refugees. Germany is big, wealthy, and generous enough to afford taking care of many more than the 1 million migrants that have arrived last year, or the 1 million that are expected to arrive in the course of this year. The question is however whether the arrival of such quantities of migrants with a completely different cultural background and set of values will not impose on the country, as well as on the rest of Europe, a cultural change that most Europeans find undesirable. Neither Frau Merkel nor any other European leader has a mandate for imposing such a change. The prevailing impression is that as a consequence of their complete ignorance of culture and identity (both their own and that of the so-called “refugees”) our politicians simply have no clue of what they are doing. They seem to believe that, all men being equal, populations are interchangeable, so that it can be no problem to compensate the demographic deficit in Germany with migrants from Libya and Syria. Or maybe they are too optimistic about the attractiveness of the European culture, believing that all migrants will quickly give up their own identities and embrace a new identity as post-Christian hedonist Europeans. This is a very serious error: culture matters – and just because our European politicians have no culture, that doesn’t mean that African or Arab immigrants haven’t got any culture either.
First published here: https://agendaeurope.wordpress.com/2016/01/14/in-the-centre-of-europe-a-failing-state/

Devons-nous accepter ou rejeter l'immigration ?


Quelques réflexions utiles de Saint Thomas d'Aquin
Le problème de l'immigration n’est pas nouveau. Saint Thomas d'Aquin s’en est déjà occupé au XIIIe siècle dans sa célèbre Somme théologique (I-II, Q. 105, art. 3). Inspiré par les enseignements de l'Écriture Sainte relatifs au peuple Juif, le Docteur Angélique établit clairement les limites de l'hospitalité due aux étrangers. Peut-être pouvons-nous, nous aussi, en tirer quelques enseignements. 
Saint Thomas d'Aquin : « Avec les étrangers, le peuple peut entretenir deux sortes de rapports : dans la paix et dans la guerre. Pour régler les uns et les autres, la loi comportait las préceptes qu’il fallait. »(1) 
Saint Thomas dit, donc, que tous les immigrants ne sont pas égaux parce que les relations avec les étrangers ne le sont pas non plus: certains sont pacifiques, d'autres belliqueux. Chaque nation a le droit de décider quel type d’immigration peut être considérée pacifique et donc bénéfique pour le bien commun; et quel type, au contraire, est hostile et donc nuisible. Un État peut rejeter, comme une mesure de légitime défense, des éléments qu'il juge nuisibles pour le bien commun de la nation. 
Un deuxième point se réfère aux lois, à la fois divines et humaines. Un État a le droit d'appliquer ses justes lois. 
Le Docteur Angélique passe ensuite à l'analyse de l'immigration « pacifique ». 
Saint Thomas d'Aquin : « Dans la paix, une triple occasion s’offrait aux juifs d’entrer en contact avec les étrangers : tout d’abord quand des étrangers en voyage traversaient le pays ; ou bien quand des étrangers venaient dans les pays pour s’y installer en qualité d’immigrés. Dans ces deux cas, les prescriptions légales ont un caractère d’humanité ; ces sont les maximes de l’Exode (22,21) : ‘Tu ne brimeras pas l’hôte étranger’, et (23,9) : ‘Tu ne seras pas cruel pour le voyageur étranger’ ».
Ici Saint Thomas reconnaît qu'il peut y avoir des étrangers qui veulent visiter un autre pays d’une façon paisible et bénéfique ou y séjourner pendant une certaine période. Ces étrangers doivent être traités avec charité, respect et courtoisie, un devoir de toutes les personnes de bonne volonté. Dans de tels cas, la loi doit protéger ces étrangers contre toute exaction. 
Saint Thomas d'Aquin : « Le troisième cas est celui d’étranger désirant être reçu en pleine communauté de vie et de culte avec le peuple : à leur endroit on observait certaines formalités, et leur admission à l’état de citoyens n’était pas immédiate. De même, selon Aristote c’était une règle chez certaines nations de réserver la qualité de citoyen à ceux dont l’aïeul, voir le trisaïeul, avait résidé dans la cité. »
Ensuite, Saint Thomas mentionne ceux qui veulent s'installer dans le pays. Et ici le Docteur Angélique met une première condition pour les accepter: la volonté de s'intégrer parfaitement dans la vie et la culture du pays hôte. 
Une deuxième condition c’est que l'accueil ne soit pas immédiat. L'intégration est un processus qui prend du temps. Les gens ont besoin de s'adapter à la nouvelle culture. Saint Thomas cite aussi Aristote, qui affirme que ce processus peut prendre de deux à trois générations. Saint Thomas n’établit pas un temps idéal, disant seulement qu'il peut être long. 
Saint Thomas d'Aquin : « Et cela se comprend, à cause de multiples inconvénients occasionnés par la participation prématurée des étrangers au maniement des affaires publiques, si, avant d’être affermis dans l’amour du peuple, ils entreprenaient quelque chose contre lui. »
L'enseignement de Saint Thomas, fondé sur le bon sens, aujourd'hui sonne politiquement incorrect. Pourtant, il est parfaitement logique. Le Docteur Angélique montre que vivre dans un autre pays est une chose très complexe. Il faut du temps pour connaître les habitudes et la mentalité du pays, et par conséquent comprendre ses problèmes. Seuls ceux qui y vivent longtemps, faisant partie de la culture du pays, en contact étroit avec son histoire, sont en mesure de mieux juger les décisions à long terme qui soient convenables pour le bien commun. Il est nuisible et injuste de mettre l'avenir du pays entre les mains de gens qui viennent d'y arriver. Même si ce n’est pas de leur faute, souvent ils ne sont pas en mesure de bien comprendre ce qui se passe ou ce qui est arrivé dans le pays qu’ils ont choisi comme leur nouvelle patrie. Et cela peut avoir des conséquences désastreuses. 
En illustrant ce point, Saint Thomas observe que les Juifs ne traitaient pas les personnes de façon égale. Il y avait plus de peuples voisins et, par conséquent, plus facilement assimilables. D'autres, cependant, étaient plus éloignés, voire hostiles. Les ressortissants de certains peuples considérés comme hostiles ne pouvaient pas être acceptés dans Israël, compte tenu de leur inimitié. 
Saint Thomas d'Aquin : « C’est pourquoi, selon les dispositions de la loi, certaines nations plus au moins liées avec les juif, comme les Égyptiens au milieu desquels ils étaient nés et avaient grandi, les Édomites descendants d’Ésaü, le frère de Jacob, étaient accueillis dès la troisième génération dans la communauté du peuple. D’autres au contraire qui avait montré de l’hostilité pour les juifs, comme les descendants d’Ammon et de Moab, n’y étaient jamais admis ; quant aux Amalécites qui leur avaient été particulièrement hostiles et ne leur étaient liés à aucun degré de parenté, on devait à jamais les traiter en ennemis. »
Les règles, cependant, ne doivent pas être rigides mais peuvent permettre des exceptions: 
Saint Thomas d'Aquin : « Toutefois, par dispense individuelle, un particulier pouvait, à raison de quelque haut fait, être agrégé au sein du peuple ; on lit dans Judith (14,6) que le chef des Ammonites, Achior, fut incorporé au peuple d’Israël, lui et toute sa postérité. Il en fut de même pour Ruth, une Moabite, femme de grande vertu. »
Il est possible, par conséquent, d’admettre des exceptions selon les circonstances concrètes. Ces exceptions, cependant, ne sont pas arbitraires mais ont toujours en vue le bien commun de la nation. Le général Achior, par exemple, était intervenu avec Holopherne en faveur des Juifs au péril de sa propre vie, gagnant ainsi leur gratitude éternelle en dépit de ses origines ammonites. 
* * *
Voici donc quelques principes sur l'immigration énoncés par Saint Thomas d'Aquin il ya sept siècles. De ces enseignements on peut clairement déduire que toute analyse sur l'immigration doit être guidée par deux idées-clés: l'intégrité de la nation et son bien commun. 
L’immigration doit toujours viser l’intégration et pas la désintégration ni la ségrégation, c’est-à-dire, la création de petites « nations » en conflit dans le pays. En plus des avantages qui lui sont offerts par sa nouvelle patrie, l'immigrant doit également en assumer les charges, c’est-à-dire la responsabilité pour le bien commun, en participant à la vie politique, économique, sociale, culturelle et religieuse. En devenant citoyen, l'immigrant devient membre d'une grande famille avec une âme commune, une histoire et un avenir commun, et pas seulement une sorte d’actionnaire d'une société, intéressé seulement au profit et aux avantages. 
Puis Saint Thomas enseigne que l'immigration doit toujours viser le bien commun: elle ne peut pas abuser ni détruire la nation. 
Cela explique pourquoi tant d'Européens éprouvent un sentiment de malaise et d’appréhension en face de l'immigration massive et disproportionnée de ces dernières années. Un tel flux d'étrangers originaires de cultures très éloignées et même hostiles introduit des situations qui détruisent les éléments d'unité psychologique et culturelle de la nation, torpillant ainsi la capacité de la société à absorber de nouveaux éléments de façon organique. Dans ce cas, on est clairement devant un attentat contre le bien commun. 
Un aspect secondaire, mais très important, c’est l’aspect économique. En proie à sa plus grave crise économique depuis des décennies, l'Europe peut-elle se permettre de prendre en charge des millions d'immigrants sans endommager le bien commun de ses citoyens? 
L’immigration organique et proportionnelle a toujours été un facteur sain et fortifiant pour la société, y apportant un nouveau souffle de vie et de nouveaux talents. Cependant, lorsqu’elle devient démesurée et incontrôlée, mettant en danger les fondements de la société et de l'État, elle devient préjudiciable au bien commun. 
Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agît de l'immigration au moins potentiellement hostile, d’après les catégories proposées par saint Thomas. Ceci est le cas, par exemple, des musulmans, représentants des peuples qui ont fait la guerre à l'Europe pendant des siècles, cherchant sa destruction. 
L'Europe ferait bien de suivre les sages enseignements du Docteur Angélique. Certes, un pays doit employer la justice et la charité dans le traitement des immigrants. Mais il faut surtout maintenir l'harmonie et le bien commun sans lesquels un pays ne peut pas durer longtemps. Ceci sans mentionner la foi chrétienne, la plus profonde pierre fondatrice de notre civilisation. 
John Horvat
(1) Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique ; I-II, Q. 105, art. 3. Les éditions du CERF, Paris, 1984, pp. 710-711. 
Source : Newsletter de l'association « Tradizione Famiglia Proprietà », Septembre 2015 (www.atfp.it).
L'avis de trois prélats
Cardinal Burke : « Il est important que les chrétiens tiennent compte des différences radicales entre l’islam et le christianisme »
Le cardinal Burke, dans le bimensuel L’Homme Nouveau du 29 août 2015 : 
« Il faut que l’Église, et les membres qui la composent, comprennent bien ce qu’est l’islam et ce que le Coran enseigne. L’islam n’est pas seulement une pratique religieuse de plus, qui voudrait vivre en harmonie avec les autres religions. L’islam est une religion qui, selon sa propre interprétation, doit également devenir l’État. Le Coran, et les interprétations authentiques qu’en donnent divers experts du droit coranique, est destiné à gouverner le monde. En réalité, il n’y a nulle place pour d’autres religions, même si elles peuvent être tolérées, tant que l’islam n’a pas réussi à établir sa souveraineté sur les nations et sur le monde. Il est important que les chrétiens tiennent compte des différences radicales entre l’islam et le christianisme, dans ce qui touche à l’enseignement sur Dieu, sur la conscience, etc. Si on comprend vraiment l’islam, on comprend que l’Église doit vraiment en avoir peur. » 
Mgr Hoser : « L'Europe sera musulmane si les tendances ne changent pas »
Mgr Henryk Hoser est l’évêque de Varsovie-Praga, la partie orientale de la capitale polonaise. Le 5 septembre 2015, dans une interview à la radio polonaise RFM FM, il a répondu à cette question : « Certains disent que la vague d’immigration va changer l’Europe, la modifier de sorte que ce sera une civilisation complètement différente. Monseigneur, est-ce que vous partagez cet avis ? » 
— Je crois que l'Europe connaît actuellement une période analogue à celle du haut Moyen Âge, lorsque les peuples nomades ont afflué, arrivés ici en provenance d'Asie. Et que va-t-il se passer, maintenant ? Probablement, l'Europe sera musulmane, cela ne fait aucun doute : si les tendances ne changent pas, si le taux de natalité européen demeure si faible qu’il n’y a pas de remplacement des générations, alors ce sera une Europe musulmane où les chrétiens joueront le même rôle qu’ils jouent actuellement au Proche Orient. Dans une mer de musulmans, il y a toujours eu des petites communautés chrétiennes qui ont survécu, bien qu’aujourd'hui elles ne soient même plus en état de survivre. 
Mgr Kiss-Rigó : « Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion »
Ces propos, rapportés par le Washington Post (7/9/2015), ont été tenus par Mgr Laszlo Kiss-Rigó, évêque de Szeged dans le sud de la Hongrie où ont transité des dizaines de milliers d'immigrés clandestins ces dernières semaines : 
« Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion. Ils viennent ici en criant ‘Allah Akbar’. Ils veulent nous envahir. La plupart d’entre eux se comportent de manière très arrogante et cynique. Ils représentent en réalité une grave menace pour les valeurs chrétiennes et universelles du continent. Je suis totalement d’accord avec le Premier ministre (...) Le Pape, en revanche, ne connaît pas la situation. » 
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